La marinière idéale existe : elle a la forme d’un grand T, une encolure bateau, des rayures bleu marine sur fond blanc et je l’ai dénichée sur un marché de Concarneau, alors que je m’embarquais pour Les Glénans. Elle ne m’a plus quittée depuis: bateau, grossesse, travaux pour l’ouverture du Kaleidoscope, on a tout fait ensemble.
Jusqu’au jour où Fille Aînée a constaté que la marinière, c’est une pièce culte. Et s’est emparée de la mienne. (“Mais si Maman, je t’avais demandé si je pouvais la prendre”…). Me voilà donc orpheline.
Mais le trico’13 de mars n’est-il pas placé sous le signe de la rayure? Parfait, c’est parti pour une marinière en Kaleido. Montage des mailles, démarrage des premiers rangs… ça va être fait en un temps record.
Survient Rosalind :“C’est quoi ce projet, tu t’engages dans la Royal Navy ?”
Mais non, je tricote une marinière pour le trico’13 voyons…
“Ah, super. Mais tu fais une marinière de fille alor s. Pas un truc de mec, hein. Une fille, ça a des formes”.
Merci Rosalind, je sais qu’une fille, ça a des formes. (Je ne le sais que trop bien, hélas).
Et voilà, dessin à l’appui, ma marinière de Concarneau revisitée : 
Modèle féminin donc, évasé sur les hanches, manches 3/4, pli sur l’épaule, c’est reparti.
Re-survient Rosalind : “Ah non, pas des rayures répétitives. So booooring. Fait plutôt un dégradé, du plus foncé vers le plus clair. Ce sera plus original…”
Soit. Détricotage des rayures “so boring” et calculs savants pour évaluer la juste proportion du dégradé, l’adéquation du dessin des manches avec celui du devant, etc.
La troisième version était la bonne : j’en suis même très contente.
Yapluka la monter.
Verdict samedi !